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EN SAVOIR PLUS →La géophysique appliquée regroupe un ensemble de méthodes non destructives permettant d'ausculter le sous-sol sans excavation, en mesurant des contrastes de propriétés physiques depuis la surface. À Angoulême, cette discipline connaît un essor notable dans le cadre des projets d'aménagement urbain, de réhabilitation de friches industrielles et de diagnostics de stabilité sur les coteaux de la Charente. Ces investigations fournissent aux ingénieurs et aux bureaux d'études des données continues ou ponctuelles sur la nature des terrains, la profondeur du substratum rocheux, la présence de cavités ou encore les circulations d'eau souterraine, autant d'éléments cruciaux pour sécuriser toute opération de construction.
Le plateau calcaire angoumoisin, entaillé par la vallée de la Charente et ses affluents, présente une géologie karstique typique du Bassin aquitain. Les calcaires crétacés, souvent altérés en surface, peuvent masquer des réseaux de conduits souterrains, des dolines colmatées ou des poches de décompression qui constituent des aléas majeurs pour la stabilité des fondations. Dans ce contexte, les méthodes géophysiques comme la résistivité électrique / SEV permettent de cartographier les variations lithologiques et de détecter les anomalies conductrices liées aux argiles de décalcification ou aux circulations karstiques, tandis que les profils de tomographie électrique offrent une imagerie 2D haute résolution des structures superficielles.
Le cadre normatif français impose, via la norme NF P94-500 relative aux missions géotechniques, une reconnaissance rigoureuse des sols avant tout projet de construction. La géophysique intervient en complément des sondages mécaniques, conformément aux recommandations de l'AFTES et du CFGI, pour optimiser l'implantation des points de reconnaissance et interpoler les données entre deux forages. À Angoulême, où le Plan de Prévention des Risques Naturels liés aux mouvements de terrain et aux cavités souterraines s'applique sur plusieurs secteurs, les études de tomographie sismique (réfraction/réflexion) sont fréquemment exigées par les services instructeurs pour valider la portance des horizons porteurs et écarter tout risque d'effondrement différé sous les ouvrages projetés.
Les projets qui recourent à ces investigations sont variés : fondations d'immeubles collectifs sur les hauteurs de Ma Campagne ou du Plateau de Bel-Air, réaménagement des quais de la Charente avec des problématiques de tenue de berges, création de bassins de rétention paysagers dans les zones d'activité de la Couronne, ou encore diagnostic de viabilité de parcelles avant acquisition. La méthode MASW / VS30 est particulièrement sollicitée pour les études de risque sismique, car elle permet de classer le site selon l'Eurocode 8 en mesurant la vitesse des ondes de cisaillement sur les trente premiers mètres, paramètre déterminant pour le dimensionnement parasismique des structures. Les carriers et exploitants de granulats y font également appel pour évaluer les épaisseurs de découverture et les volumes exploitables dans les anciennes champignonnières ou les fronts de taille.
Les méthodes géophysiques les plus courantes incluent la sismique réfraction et réflexion pour imager les interfaces géologiques et le toit du rocher, les sondages électriques verticaux et la tomographie de résistivité pour différencier les lithologies et détecter les circulations d'eau, ainsi que les techniques basées sur les ondes de surface comme la méthode MASW pour évaluer la rigidité des sols et classer le site selon les normes parasismiques en vigueur.
Le sous-sol d'Angoulême est caractérisé par des calcaires crétacés karstifiés, susceptibles de renfermer des cavités naturelles, des zones décomprimées ou des remplissages argileux mous. La géophysique permet de détecter ces anomalies sans excavation, de cartographier les épaisseurs d'altération et de positionner le substratum sain, offrant ainsi une vision continue du sous-sol que les seuls sondages ponctuels ne peuvent fournir dans ces terrains hétérogènes.
Les investigations géophysiques s'intègrent dans le cadre de la norme NF P94-500 qui définit les missions géotechniques, de la phase d'étude préliminaire au suivi d'exécution. Elles doivent être réalisées selon les recommandations professionnelles en vigueur, notamment celles de l'AFTES et du CFGI, et leurs résultats servent à établir le modèle géotechnique qui alimente les études de conception des fondations, des soutènements et des terrassements.
Une étude géophysique est recommandée pour tout projet implanté en zone karstique, sur des coteaux instables, en présence de remblais anthropiques ou à proximité d'anciennes carrières souterraines. Elle est fréquemment exigée par les bureaux de contrôle et les assureurs pour les immeubles de grande hauteur, les ouvrages de rétention, les infrastructures linéaires, les parcs photovoltaïques sur terrain suspect et les opérations de réhabilitation de friches industrielles avec pollution potentielle des sols.
Nous intervenons sur des projets à Angouleme et dans sa zone métropolitaine.