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EN SAVOIR PLUS →La catégorie Fondations regroupe l'ensemble des études et dimensionnements des ouvrages enterrés destinés à transmettre au sol les charges d'une structure. En Angoumois, cette discipline revêt une importance capitale en raison de la diversité des formations géologiques qui affleurent sur le territoire communal et intercommunal. Une fondation mal conçue expose l'ouvrage à des désordres irréversibles, allant de la fissuration des façades en pierre de taille jusqu'à la ruine partielle ou totale de la superstructure. Les bureaux d'études géotechniques intervenant localement doivent donc articuler leur mission autour d'une parfaite connaissance du comportement mécanique des sols, de l'hydrogéologie du karst de La Rochefoucauld et des prescriptions normatives en vigueur.
Le sous-sol d'Angoulême est dominé par les calcaires crayeux et marneux du Crétacé supérieur, coiffés par endroits de formations résiduelles à silex et d'altérites argileuses issues de la décalcification. Ces terrains présentent une forte hétérogénéité latérale et verticale, avec un aléa karstique marqué dans le secteur de l'Houmeau, de Ma Campagne ou encore le long de la vallée de la Charente. La présence de cavités naturelles, de fonts potentiels et de circulations d'eau souterraines impose une reconnaissance géotechnique rigoureuse avant tout projet de construction. L'analyse du risque de retrait-gonflement des argiles, classé moyen à fort sur plusieurs secteurs de la commune, constitue également un paramètre dimensionnant pour les ouvrages de fondation.

La conception des fondations en France est encadrée par les Eurocodes structuraux, et plus particulièrement par la norme NF EN 1997-1 (Eurocode 7 – Calcul géotechnique) accompagnée de son annexe nationale française. Ce corpus réglementaire définit les principes de justification aux états limites ultimes et de service, en s'appuyant sur les missions types de la norme NF P 94-500 relatives aux investigations, à l'étude de projet et au suivi d'exécution. Pour Angoulême, où le Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) mouvements de terrain et cavités souterraines est applicable, l'étude géotechnique de conception (mission G2 AVP/PRO) devient une pièce incontournable du dossier de permis de construire. Les maîtres d'ouvrage doivent également tenir compte des prescriptions du Document d'Urbanisme local qui peut imposer des investigations complémentaires en zone de karst avéré.
Les projets qui sollicitent cette catégorie sont multiples. La réhabilitation lourde d'un immeuble ancien dans le centre historique nécessite souvent une reprise en sous-œuvre après analyse de la capacité portante des maçonneries existantes. La construction d'une maison individuelle sur un plateau argileux requiert une conception de fondations superficielles par semelles filantes ou isolées, dimensionnées pour limiter les tassements différentiels. Lorsque les couches porteuses sont trop profondes ou que l'aléa karstique est trop élevé, les ingénieurs se tournent vers une conception de fondations sur pieux forés ou battus, ancrés dans le substratum sain. Enfin, pour les bâtiments de grande hauteur ou les ouvrages sensibles aux déformations, une conception de radier général permet de répartir les charges sur une large surface et de rigidifier l'ensemble de la structure.
Une fondation superficielle (semelle, radier) transmet les charges au sol par sa base, à faible profondeur, dans les couches directement sous-jacentes. Une fondation profonde (pieux, barrettes) reporte les charges à une profondeur plus importante, en traversant des horizons médiocres pour s'ancrer dans un substratum résistant. Le choix dépend de la capacité portante du sol et des tassements admissibles.
L'étude géotechnique de conception (mission G2) est rendue obligatoire par la norme NF P 94-500 et souvent exigée par le PPRN local en raison de l'aléa karstique et du risque de retrait-gonflement des argiles. Elle permet d'identifier la nature exacte du sous-sol, de détecter d'éventuelles cavités et de dimensionner les fondations pour garantir la stabilité de l'ouvrage sans sinistre futur.
Les risques majeurs sont liés au karst calcaire (effondrements localisés, fonts), aux tassements différentiels dans les altérites argileuses, et au phénomène de retrait-gonflement des sols fins en période de sécheresse. La présence d'une nappe phréatique fluctuante dans la vallée de la Charente peut également engendrer des sous-pressions et déstabiliser les ouvrages enterrés.
Le radier général est préconisé lorsque la portance du sol est faible ou hétérogène, que les charges sont élevées et que l'on souhaite limiter les tassements différentiels. Cette solution, souvent retenue pour les bâtiments sur cavités karstiques potentielles, forme une dalle rigide qui répartit les charges sur toute l'emprise au sol et offre une meilleure résistance aux déformations.
Nous intervenons sur des projets à Angouleme et dans sa zone métropolitaine.