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EN SAVOIR PLUS →La géotechnique routière regroupe l'ensemble des études de sol et des analyses mécaniques destinées à concevoir, dimensionner et pérenniser les infrastructures de voirie. À Angoulême et dans le Grand Angoulême, cette discipline revêt une importance capitale : la topographie vallonnée du plateau calcaire, combinée à des vallées encaissées, impose une adaptation fine des structures de chaussée aux conditions réelles du sous-sol. Une reconnaissance géotechnique rigoureuse permet d'anticiper les tassements différentiels, les risques de glissement sur les coteaux argileux ou encore la sensibilité au gel des formations superficielles.
Le sous-sol angoumoisin se caractérise principalement par les calcaires crayeux du Crétacé supérieur, souvent recouverts d'altérites argilo-calcaires et de colluvions de pente. Ces matériaux présentent une forte variabilité spatiale, avec des poches d'argile de décalcification pouvant provoquer des retraits-gonflements notables. En fond de vallée, les alluvions récentes de la Charente et de l'Anguienne imposent des précautions particulières vis-à-vis de la portance et du risque de remontées capillaires. Une étude CBR pour conception routière bien calibrée devient alors indispensable pour évaluer l'indice portant des sols supports et adapter le dimensionnement.

En France, la conception des chaussées est encadrée par le Guide technique de conception et de dimensionnement des structures de chaussée (LCPC-SETRA, 1994) et ses mises à jour, ainsi que par la norme NF P 98-086 relative à l'essai CBR. Les études géotechniques routières doivent se conformer à la norme NF P 94-500 pour les missions types, en distinguant clairement les phases G1 à G5 selon l'avancement du projet. Dans le département de la Charente, les prescriptions du Cerema et les retours d'expérience sur les chaussées à faible trafic guident également les choix techniques, notamment pour les voiries communales.
Les projets concernés sont variés : création de lotissements, zones d'activités, voirie de desserte rurale, giratoires urbains ou encore renforcement d'itinéraires départementaux. Selon le trafic attendu et la nature du support, on orientera la réflexion vers une conception de chaussées souples, valorisant les matériaux locaux et les graves non traitées, ou vers une conception de chaussées rigides en béton, mieux adaptée aux sols à faible portance ou aux zones de freinage intense. Chaque typologie de structure exige une campagne géotechnique spécifique, incluant sondages à la tarière, essais en laboratoire et parfois des essais à la plaque.
Une chaussée souple repose sur des couches granulaires et un revêtement bitumineux, diffusant les charges verticalement dans le sol support. Une chaussée rigide, en dalle de béton, répartit les efforts sur une large surface par effet de plaque, ce qui la rend adaptée aux sols de faible portance ou aux trafics lourds et canalisés.
Les calcaires altérés et les argiles de décalcification du plateau angoumoisin génèrent des risques de tassements différentiels et de retrait-gonflement. L'étude géotechnique identifie ces aléas, définit la portance réelle du sol et dimensionne la structure pour éviter fissurations et déformations prématurées sous trafic.
La norme NF P 94-500 définit les missions géotechniques types, de l'étude préliminaire au suivi d'exécution. Le dimensionnement des chaussées suit le guide LCPC-SETRA de 1994, tandis que la norme NF P 98-086 spécifie l'essai CBR, essentiel pour évaluer la capacité portante des sols supports en contexte routier.
L'essai CBR est recommandé dès les études préliminaires pour tout projet neuf ou de renforcement, quel que soit le trafic. Il devient incontournable pour les voiries à trafic T3 et plus, ou lorsque la portance visuelle du sol paraît insuffisante, afin de justifier le dimensionnement et d'éviter le surdimensionnement coûteux.
Nous intervenons sur des projets à Angouleme et dans sa zone métropolitaine.